Un aliment pour animal sur trois ment sur son étiquette
Ce n’est pas moi qui le dis. C’est la DGCCRF.
En 2023, les enquêteurs ont contrôlé 315 professionnels de l’alimentation animale (fabricants, grossistes, détaillants) et analysé 107 produits en laboratoire. Résultat : près d’un produit sur trois présentait une anomalie.
Un sur trois. Et ce rapport n’a même pas fait scandale.
Ce que les étiquettes d’aliments pour chiens et chats cachent vraiment
Parmi les tromperies relevées, je vous propose :
Les mentions obligatoires absentes : parce que oui, écrire « aliment complémentaire » quand votre produit n’est pas complet, c’est obligatoire. (Qui aurait pu le dire ? La loi, si tu la lisais, Francis.)
Les écarts entre la composition affichée et la composition réelle : et après on vous propose des tableaux comparatifs, des classements et des applis qui vont se baser sur quoi, exactement ? Des chiffres faux ?
Ceux qui prétendent fabriquer en France alors que ça vient de l’étranger. Ceux qui essaient de faire croire que leur aliment prend en charge des maladies sans respecter le cahier des charges qui va avec. Et les mentions trop valroisantes, une pensée pour le « fait maison avec amour ».
« Sans céréales », « sans gluten », « sans additifs » : des allégations qui peuvent être fausses
Sur les allégations « sans céréales », « sans gluten » ou « sans additifs », le rapport écrit :
« Les contrôles ont montré que ces allégations peuvent être fausses ou non fondées scientifiquement. »

Les enquêteurs ont aussi conclu que le « sur mesure » relevait souvent de la pratique commerciale trompeuse. On vous fait remplir un formulaire et derrière vous recevez une recette toute prête qui sert à tous les animaux avec à peu près le même profil, parfois même pas, quand la gamme de recettes est trop courte.
Ce que le rapport dit sans le dire
Dans son langage administratif très poli, la DGCCRF pointe deux choses : les acteurs du petfood affichent des teneurs théoriques sans vérifier ce qu’ils vendent vraiment et les équipes marketing racontent n’importe quoi sans savoir ce qui se passe à l’usine.
Ce n’est pas un secteur mal réglementé. C’est un secteur où la réglementation est mal appliquée, peu contrôlé et où personne ne s’attend à ce que vous la connaissiez.
Quand une marque sur 3 se fout de votre gueule savoir lire une étiquette est un acte de resistance.
C’est précisément pour ça que j’ai créé la formation « Choisir une bonne marque » sur Truffe Campus. Pas pour vous donner une liste de bonnes et mauvaises marques, ce n’est pas mon rôle et ça ne vous servirait de toute façon pas longtemps. Mais pour vous apprendre à décoder l’étiquetage, comprendre ce que les mentions impliquent vraiment et ne plus financer les marketeux qui cherchent à vous manipuler.


